DPE à Arras, Lille : bâti ancien, étiquettes et repères pour vendre ou louer

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Arras, quartier de Lille, les 433 DPE géolocalisés décrivent un parc majoritairement composé d’appartements, où le bâti ancien occupe une place importante. La part des étiquettes F et G atteint 7,4 %, contre 8,8 % dans l’ensemble de la ville.

DPE à Arras, Lille : bâti ancien, étiquettes et repères pour vendre ou louer — Lille

Le dossier énergétique du quartier Arras repose sur 433 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à Lille. Ces résultats donnent des repères sur les logements diagnostiqués : leur ancienneté, leur type, leur classement et leurs consommations estimées. Ils ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements du quartier. Pour préparer une vente ou une location, leur intérêt est de situer un bien dans son environnement, sans remplacer la lecture de son propre diagnostic. Les données montrent ici une présence importante de constructions anciennes, une majorité d’appartements et des indicateurs énergétiques médians inférieurs à ceux observés à l’échelle de Lille.

Un bâti ancien, surtout composé d’appartements

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Arras)Part du quartier
A10,2 %
B10,2 %
C16939,0 %
D15435,6 %
E7617,6 %
F153,5 %
G173,9 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Arras (Lille).

La période de construction dominante à Arras est celle d’avant 1948 : elle représente 43,9 % des diagnostics du quartier. Au total, 53,8 % concernent des logements construits avant 1975. Le bâti ancien occupe donc une place importante dans l’échantillon, sans résumer à lui seul tout le parc observé. Les maisons individuelles représentent 16,2 % des logements diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. La surface médiane de 46 m² complète ce portrait, mais ne renseigne ni sur le nombre de pièces ni sur la diversité des surfaces. Ces caractéristiques invitent à comparer un bien avec des logements de même nature. L’année de construction constitue un élément de contexte ; les données fournies ne permettent pas de lui attribuer automatiquement une étiquette énergétique, ni de connaître les éventuelles rénovations réalisées.

Les étiquettes C et D structurent le profil énergétique

La répartition des 433 diagnostics fait apparaître une nette prédominance des classes C et D, avec respectivement 169 et 154 logements. La classe E rassemble ensuite 76 diagnostics. À l’autre extrémité de la distribution, les classes A et B ne comptent chacune qu’un logement. Les étiquettes F et G concernent respectivement 15 et 17 logements, soit 32 passoires énergétiques au total. Ce profil décrit un quartier dont les résultats se concentrent surtout dans les classes intermédiaires, plutôt qu’aux extrêmes. Il ne signifie pas que tous les appartements anciens affichent les mêmes performances. Sans croisement entre période de construction, type de logement et étiquette, il serait notamment impossible de déterminer quels bâtiments concentrent les classes F et G ou quels facteurs expliquent les résultats des logements classés C.

  • Classes A et B : 1 diagnostic en A et 1 en B. Leur présence est très limitée dans cet échantillon ; ces résultats ne suffisent pas à décrire un segment homogène du parc local.
  • Classes C et D : 169 diagnostics en C et 154 en D. Ce sont les deux étiquettes les plus représentées, donc des repères utiles pour situer le classement d’un logement proposé à la vente ou à la location.
  • Classes E, F et G : 76 diagnostics en E, 15 en F et 17 en G. La distinction reste importante : le taux de passoires énergétiques fourni porte uniquement sur les classes F et G.

Arras face aux indicateurs de l’ensemble de Lille

À Arras, la proportion de passoires énergétiques atteint 7,4 %, contre 8,8 % pour la ville entière. Sur cet indicateur, le quartier se situe donc en dessous du niveau lillois. La consommation médiane suit la même direction : 203 kWh/m²/an, contre 222 kWh/m²/an à Lille. Le coût énergétique annuel médian estimé est également inférieur, à 876 €, contre 936 €. Les surfaces médianes sont proches, avec 46 m² dans le quartier et 47 m² dans la ville. Enfin, les constructions d’avant 1948 sont moins représentées à Arras : 43,9 %, contre 51,2 %. Ces écarts offrent une comparaison descriptive, et non une explication causale. Ils ne démontrent pas que l’ancienneté du bâti explique à elle seule la consommation, ni qu’un logement donné sera moins énergivore du seul fait de son adresse.

  • Comparer les mêmes indicateurs : les 7,4 % de classes F et G du quartier se lisent face aux 8,8 % de Lille. Cette comparaison ne donne pas la répartition complète des autres étiquettes dans la ville.
  • Distinguer médiane et moyenne : les valeurs de 203 et 222 kWh/m²/an sont des consommations médianes. Elles servent à situer le centre des distributions observées, pas à calculer la consommation moyenne des logements.
  • Ne pas confondre estimation et dépense personnelle : les 876 € annuels médians estimés à Arras constituent un repère statistique. Ce montant ne décrit pas la facture réelle de chaque occupant et ne doit pas être présenté comme une dépense garantie.

Vendre à Arras : situer le bien sans généraliser

Pour vendre un logement à Arras, ces données permettent de préparer une présentation énergétique précise et contextualisée. Un bien classé C peut être situé parmi les 169 diagnostics portant cette étiquette, tandis qu’un bien classé F ou G appartient à une catégorie moins représentée, mais bien présente dans le quartier. L’essentiel reste de distinguer les caractéristiques du logement des statistiques locales : son classement, sa surface et les estimations de son diagnostic doivent être présentés pour eux-mêmes. La consommation médiane de 203 kWh/m²/an offre un point de comparaison, sans constituer un objectif imposé à chaque bien. Les chiffres disponibles ne permettent pas de mesurer une incidence sur la valeur de vente, l’intérêt des acquéreurs ou la négociation. Ils servent avant tout à éclairer les échanges sur la situation énergétique réelle du logement.

Louer à Arras : expliquer les estimations et leurs limites

Dans le cadre d’une location, le DPE aide à aborder la question énergétique à partir des caractéristiques du logement plutôt que d’une impression générale sur le quartier. Le coût annuel médian estimé de 876 € peut donner un ordre de grandeur local, mais il ne remplace pas l’estimation propre au bien proposé. De même, la surface médiane de 46 m² ne suffit pas à anticiper la consommation d’un appartement précis. Pour un bailleur comme pour un candidat locataire, il est utile de lire ensemble l’étiquette, la consommation indiquée et les informations disponibles dans le diagnostic. Une classe F ou G mérite une attention particulière, sans déduire des seules statistiques une conclusion sur la possibilité de louer. Les faits fournis ne contiennent pas les éléments réglementaires nécessaires pour trancher cette question.

Questions fréquentes

Arras présente-t-il de meilleurs résultats DPE que l’ensemble de Lille ?

Les indicateurs disponibles sont plus favorables à Arras sur plusieurs points : 7,4 % de classes F et G contre 8,8 % à Lille, et une consommation médiane de 203 contre 222 kWh/m²/an. Le coût annuel médian estimé est aussi inférieur, à 876 € contre 936 €. Cela ne permet toutefois pas d’affirmer que chaque logement du quartier est plus performant qu’un logement situé ailleurs dans la ville.

Le bâti ancien explique-t-il les passoires énergétiques du quartier ?

Les logements d’avant 1948 représentent 43,9 % des diagnostics et les classes F et G concernent 32 logements. Cependant, aucune ventilation des étiquettes par période de construction n’est fournie. Il n’est donc pas possible d’attribuer ces mauvais classements au seul bâti ancien. L’âge dominant décrit le parc diagnostiqué, mais ne renseigne pas à lui seul sur la performance d’un bien ou sur son historique de rénovation.

Peut-on utiliser les 876 € médians pour présenter une location ?

Ce montant peut être cité comme un repère du quartier, en précisant qu’il s’agit d’un coût énergétique annuel médian estimé sur les diagnostics analysés. Il ne doit pas être attribué automatiquement au logement proposé. Pour informer sur ce dernier, il faut distinguer son estimation individuelle de cette référence locale. Les 433 diagnostics décrivent un ensemble de situations, et non une dépense identique pour tous les occupants.

Sources officielles

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